Le film

Mise en scène : Henry Brandt

Assistant : Jean Bernasconi

Musique originale : René Gerber

Textes : Henry Brandt, Emile Albert Niklaus, Edmond Pidoux et Jean-Paul Borel

Textes dits par Pierre Boulanger et André Pache

Titre probable en allemand : Bubenjahre

Titre probable en anglais : When We Were Children

Droits : Jérome et Christophe Brandt

Le film a été réalisé à l’initiative de Pierre von Allmen et de la Société pédagogique neuchâteloise pour marquer le centième anniversaire de sa création en 1960. Prévu à l’origine en 8 mm il est finalement tourné en 16 mm noir et blanc et dure 1h21.

Reconnu et primé il obtient une Voile d’argent au festival du film de Locarno en 1961.

Fréddy Buache dans son livre « Le cinéma suisse 1898-1998 » dit de ce film : Dans l’histoire de la cinématographie helvétique (si pauvre et si anémiée, jusqu’à ce moment-là, par des poncifs de tous ordres), l’irruption soudaine de cette nouvelle œuvre constitua sans doute un événement de première importance.

En cherchant le lieu de tournage de la séquence sur Madagascar on trouve une référence du film d’Henry Brandt Madagascar au bout du monde (1960) dans un livre de Robert Martel Une église protestante à Madagascar Ambositra 1861-2011. Brandt aurait tourné chez les Zafimaniry une ethnie vivant dans la forêt tropicale.

Le DVD du film est disponible. Envoyez simplement un message à : office@photoconservation.ch ou téléphonez au 032 725 39 33

Dans ce film deux chansons sont interprétées par les élèves dont voici les textes:

Le texte de la chanson du titre

Les souvenirs du temps passé

1.
Quand nous étions petits enfants
Pour chicaner grand-mère
Nous lui cachions de temps en temps
Sa grosse tabatière

Refrain
Ils sont doux au cœur lassé
Les souvenirs du temps passé

2.
Les soirs d’hiver au coin du feu
Où s’asseyait grand-père
Nous écoutions d’un air joyeux
Ses vieux récits de guerre

3.
Quand le grand jour n’était pas loin
Saint Nicolas de Myre
Nous préparions un peu de foin
Père avait l’air d’en rire

4.
Quand nous prenions les fleurs des champs
En foulant l’herbe tendre
Mère disait « Ils sont méchants »
C’était pour les lui tendre

Musique J. Bovet
D’après un vieil air

Le texte du chant des négrillons

Les dix petits négrillons

Refrain
1 p’tit, 2 p’tits, 3 p’tits, 4 p’tits, 5 p’tits négrillons, Youp !

6 p’tits, 7 p’tits, 8 p’tits, 9 p’tits, 10 p’tits négrillons
Le premier négrillon s’en fut chez un sorcier

Qui le voyant si gros si gras

Le pris pour son dîner, la la (bis)

Le deuxième négrillon rencontra une fée

Qui le touchant de sa baguette

En fit une souris, la la (bis)

Le troisième négrillon alla dans la forêt

Y rencontra messire le loup

Qui n’en fit qu’une bouchée, la la (bis)

Le quatrième négrillon s’baignait dans l’océan

Quand une vague très en colère

L’emporta loin, bien loin, la la (bis)

Le cinquième négrillon se coucha dans le foin

Mais un gros bœuf qu’avait bien faim

Le mangea sans façon, la la (bis)

Le sixième négrillon coupait du saucisson

Trop maladroit il se coupa

En deux bien proprement, la la (bis)

Le septième négrillon tomba dans l’encrier

Il devint noir comme du charbon

Et mourut asphyxié, la la (bis)

Le huitième négrillon partit sur la montagne

Mais il monta si haut, si haut

Qu’il parvint aux étoiles, la la (bis)

Le neuvième négrillon courait à travers champs

Mais ô malheur il dégringole

Dans un gros trou sans fond, la la (bis)

Le dixième négrillon, se voyant seul au monde

Devint bientôt neurasthénique

S’laissa mourir d’ennui, la la (bis)